Le bonheur des songes

la cabane au bord du lac
 
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 Ici perdure la légende

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Fufu du Moulin

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MessageSujet: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 19:39

Elle esquissa un sourire fragile, puis détachant ses yeux du regard de sa mère sans en lacher les mains, elle fixa le lac
et. telle une mélopée, elle lui murmura :

- Il est une frontière entre deux mondes que les grandes personnes ont oubliée.
Là-bas aux confins de notre monde, vit Viviane, la Dame du Lac. Il est une formule magique pour y accéder : il était une fois…


Il était une fois, il y a bien longtemps, vivait une jeune femme très belle qui était née au château de Comper, à Concoret.
Un jour, alors qu'elle se promenait prés de la fontaine de Barenton, à Brocéliande, elle rencontra Merlin.
On dit qu’il tomba fou amoureux d’elle au premier regard. Il lui construisit un château de cristal en une nuit au fond d'un lac. C'est pour cela qu'on l’appela la Dame du Lac. Le château n'était visible que pour Viviane et ses serviteurs.
Merlin lui transmit même le secret de l’amour éternel que lui-même ne savait pas défaire. Désireuse de garder son amant, Viviane usa du sortilège sur lui.
Ainsi ils vivent pour toujours, mais invisibles aux humains.

Viviane, recueillit Lancelot, alors qu'il était encore enfant. Elle l'emmena au plus profond du lac en son château duquel il crut ne jamais pouvoir ressortir, ignorant qu'il s'agissait là du passage obligé pour rejoindre le royaume merveilleux et caché d'Avalon.
Viviane lui enseigna les arts et les lettres, lui insufflant sagesse et courage, faisant de lui un chevalier accompli.
Elle le mena alors à Camelot à la cour d'Arthur, à qui elle avait offert Excalibur, pour qu'il y fût adoubé, et le présenta aux chevaliers de la Table Ronde sous le nom de Lancelot du Lac.

- On dit, Romance, que parfois, on peut entendre un chant monter du fond du Lac. C’est la voix de Viviane que l’on entend le soir.


Puis regardant à nouveau sa mère en souriant timidement :

- Et je dis, moi, que notre lac aussi à sa Dame. Et c’est toi.

Sa mère avait été émue aux larmes
Elle se souvenait aujourd’hui encore de l'émotion de Romance et de cette larme qui avait roulé et qu'elle avait cueilli du bout du doigt sur la joue de sa mère attentive au moindre mot qu'Elle avait prononcé.
Si elle avait été d'abord surprise que Romance s'empare de cette légende pour la transposer ici, de ce côté-ci du monde, elle se trouva bien étourdie de n'avoir pas songé combien la ressemblance était grande, aveuglée qu'elle était par la seule présence de la Dame du Lac...

- Merlin, Lancelot...


Elle sourit, éclatant même de rire.

- Un drôle d'enchanteur et un bien piètre chevalier sur les berges-ci de ce lac
!

Mais ce dont personne, jamais, n'aurait le droit de douter, c'est que tous deux étaient bien heureux que Romance existât.
Elle avait ramassé le ruban bleu et argent laissé là par sa mère et l’avait noué autour de son poignet gauche bien décidée à inscrire leur légende, ici, de ce côté-ci du monde...
Le ruban avait fané et avait depuis été remplacé par le bracelet bleu et argent offert par sa mère et qui ne quittait pas son poignet.

Mais dans son cœur, toujours, flotterait un ruban.

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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:37

A l’heure où la nuit couche le ciel et l’eau dans le même lit,
et bien qu’aux confins du royaume, son esprit revenait près du lac.

Elle voyait la flaque d’argent où la silhouette noire et menaçante des arbres plongeant leurs bras tentaculaires se noyaient.
Ce soir, elle se sentait seule sans personne pour comprendre son verbe tremblé,
ses mots inachevés, ce soir la nuit s’ancrait dans son âme, l'empêchant d'apprivoiser sa solitude.
Le doute s’était installé et envahissait son être tout entier la tenant captive
d'une spirale infernale où elle épuisaient ses forces.
Ce soir, elle aurait voulu s’oublier dans un coin, devenir souffle et disparaître dans l’éternel bruissement du vent.
Sa peine il fallait qu’elle la dise car demain elle l’aurait enterrée… alors, c’est au lac qu’elle la confia.

Demain, le désert de sa nuit refleurirait de ses amis.
Elle savait que la tristesse portait en elle des rires foudroyants.
Demain elle trouverait des forces qu’elle ne soupçonnait pas encore
et ouvrirait ses yeux en souriant à l’aube incertaine.
Demain, elle ne serait que joie et espérance…


Like a Star @ heaven
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:38

Des eaux de Barenton
Aux brûmes de Mâcon
Brocéliande vous guette
Dans ce monde enchanté
Ou Romance la Belle
De ses charmes secrets
Tient Nemric captivé.
Et le preux chevalier
Afin de la combler,
Fit du vase sacré
Une quête effrénée.
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:38

La nuit était sombre et la lune tremblait,
projetant sur la sente d'inquiétantes silhouettes phantasmagoriques.
L'ombre sait le mal qui se cache dans le coeur des hommes.
Un vent glacial soufflait entraînant d'épais nuages et un dense brouillard tandis
que la brume dérivait en lambeaux et en filaments gris.
L'air était lourd, froid et silencieux.
Elle ne s'aperçut pas qu'elle avait froid et qu'elle s'abîmait transie dans un sommeil hanté.

Une forme haute et sombre se pencha au-dessus d'elle sans un bruit. Elle crut voir deux yeux.
Puis elle fut saisie d'une étreinte plus froide et plus forte encore
que celle d'une lame en plein coeur, et sombra dans l'oubli.

Le petit matin blême la trouva grelottante de fièvre...
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:39

Il est parfois des tempêtes qui agitent le coeur des hommes bien plus violentes
et dévastatrices que celles qui soufflent quelquefois sur la Terre.

Ce matin là Fufu avait connu l'une d'elle qui l'avait laissée ravagée,
lorsque, passant la frontière malgré l'interdiction,
elle s'était retrouvée seule et avait cru avoir perdu sa mère à tout jamais.
Elle avait un instant approchée de ce sentiment de vide incommensurable qui annihile toute volonté
et elle comprit que la mort parfois peut être plus douce que la vie.

Mais il était écrit dans le Grand Livre que leur histoire n'était pas terminée
et Fufu était bien décidée à en noircir encore quelques pages pour peu que Romance les écrive avec elle.

Ce soir elle placerait sa barque tout près des portes de la ville et ne dormirait que d'un oeil afin de voir sa mère dés son arrivée.

Le vent son père gonfla sa chemise... elle ressentit la puissance du monde.

Ce soir elles seraient deux, ce soir, plus rien ne pourrait leur arriver.
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:40

Fufu avait passé un long moment à La Bonne Fessée, fraîchement réouverte à deviser avec des amis.
Elle aurait aimé leur transmettre un message mais certaines oreilles sont sourdes.
Pourtant elle ne désespérait pas de leur faire comprendre que l’essentiel se trouvait bien plus prêt d’eux
que les hautes sphères du pouvoir, de l’argent ou de la gloire.
Comme à chaque fois qu’elle avait connu ce sentiment ressemblant à s’y méprendre à de la tristesse, l’envahir,
elle avait ressenti le besoin irrépressible de se retirer de la fête, de pousser sa barque sur le Lac et de se coucher au fond,
observant le ciel comme pour se confronter à quelque chose d’éternel.

Elle avait de plus en plus le sentiment de tout ce qu’il y a de dérisoire, d’illusoire,
de prétentieux et d’inutile dans toutes les démarches humaines qui n’obéissaient pas à des élans du cœur.
Elle souriait intérieurement à tous ces hommes et femmes qui s’agitaient, se démenaient, complotaient,
faisaient les « beaux » et les « intelligents » pour arriver à elle ne savait quel succès,
quel pouvoir ou conquête plus fragiles encore que châteaux de sable livrés aux assauts de l’océan.
Conquêtes et pouvoir sans intérêt et signification, conquis le plus souvent par la roublardise, le mensonge,
l’opportunisme … quand ce n’était pas par le sang versé.
Et tout ça pour arriver à quoi ? A ses yeux la réponse était évidente : à rien.
Pour elle, les vraies victoires et les fières conquêtes étaient les victoires du cœur et les conquêtes de l’esprit,
les victoires sur nous-mêmes, sur nos faiblesses, sur nos passions, sur nos insuffisances.
Les conquêtes présentant à ses yeux une notable valeur étaient celles qui redonnaient confiance, espoir et envie de vivre à ceux qui l’entouraient.
Tout le reste importait si peu en fait !

Sans qu’elle y prît garde, sa barque dériva vers l’île sur laquelle elle vint doucement s’échouer.
Devait-elle y voir un signe…
Jamais encore elle n’avait foulé le sol de ce lieu qu’elle avait pourtant souvent caressé du bout des yeux.
Mais non. Décidément non ! Elle ne voulait pas que le hasard décide de cette rencontre, de ce moment où la fille de la Dame du Lac
marcherait enfin dans le royaume de sa mère.
D’une pression sur les rames, Fufu retourna vers le monde des hommes.
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:41

Elle avait traversé les rues désertes en cette après midi pourtant bien avancée.

Des chaumières frileusement barricadées jaillissaient quelques rires,
et le bruit des chopes que l’on choque.
Elle sentait le besoin de s’écarter un peu de la fête et de se refermer doucement sur sa tristesse,
l’apprivoisant de silence et de solitude.

Depuis quelques jours déjà, les eaux gelées du Lac lui interdisaient l'apaisement d'une dérive en barque.

Au loin, prisonnière des glaces qui la reliait à la terre,
l’île ne lui avait jamais semblé aussi lointaine à atteindre.
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:42

On dit que parfois Christos envoie un ange aux Hommes.
L’ange prend visage humain et se pose près d’eux.
Rien ne le différencie alors des autres habitants de la planète bleue.

Il est en tout point semblable à eux. Peut être un peu plus doux,
sans doute fatigué par son travail d'ange.
Car l’ange a une mission, confié par Dieu. Il n’est pas venu par hasard.

Il est venu pour réchauffer le cœur des Hommes.
Il est là pour leur donner tout l’Amour qu’il a dans son petit cœur d’ange.
C’est une lourde tâche et parfois il se décourage. C’est qu’il est si petit et le malheur des Hommes est si grand !

Mais vient pourtant le jour où son travail enfin terminé,
lorsqu’on les Hommes n’ont plus besoin de lui, l’ange peut enfin s’en aller.
Alors tout doucement, sans un adieu, sur une simple caresse, du bout des ailes, il quitte la Terre.
Pour retrouver Dieu.
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:42

Quand petit à petit toutes forces vous lâchent
Quand le coeur abandonne et que le corps se fache
Quand l'espoir s'amenuise
Quand les larmes s'épuisent
Quand il ne reste rien ni mauvais ni divin
Que les appels muets s' époumonnent en vain
Et que la différence que fait votre présence
A la même importance que n'en aurait l'absence
Que doit on faire alors ?...
....Continuer encore ?...
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:45

Askavian surprend dame FUFU pres de la rive ces origines celtes lui font entrevoir ce que la dame voit et ne peu atteindre la glace lui encere le ceur comme elle encere le lac...

Dame ecouter donc cette autre legende...

L’origine en est très lointaine, bien avant le Moyen Age. Le mythe de la fée serpent est universel et très ancien, on retrouve des histoires semblables chez les Celtes, les Romains, les contes Arabes et même au Japon… En France c’est le roman en prose de Jean d’Arras écrit entre 1387 et 1392 qui a contribué à sa popularité. Peut être que vous-même, un soir au coin du feu, vous raconterez à vos petits enfants cette belle légende, contribuant ainsi à la transmission orale de nos contes, légendes et traditions...

Je vais vous conter aujourd’hui, à défaut des grandes douleurs du Moyen Age, une histoire que mon precepteur a recopié et enluminé et qu’il m’a raconté, je parle donc par sa bouche. Il s’agit du mythe de Mélusine, grande bâtisseuse et grande amoureuse s’il en fut… Histoire faite de rencontres et de coups de foudre, et mettant en relief l’inconstance des hommes et leur méfiance funeste.

Nous sommes loin dans le temps de la légende et de l’histoire entremêlées, le Roi d’Ecosse Elinas, chassant, rencontre en forêt une femme se baignant nue dans une fontaine (à la claire fontaine), il s’agit de la Fée Persine, la reine des Fées d’Ecosse. Elinas rempli d’amour la contemple, tandis que celle-ci lui annonce que leurs vies vont se mêler en un amour parfait, néanmoins, pour que cela soit, Elinas doit promettre de ne jamais rencontrer Persine durant ses couches, Fou d’amour, Elinas jure tout ce que l’on veut. Le marché étant conclu, Persine met au monde trois filles : Mélusine, Mélior, et Palestine. Malheureusement le bonheur comme toute chose est éphémère, Mataquas, fils d’un premier lit d’Elinas distille le doute dans l’esprit de son père, tant et si bien qu’un jour ce dernier surprend Persine et ses trois filles au bain. Fatalitas.. ! Le couple se sépare et la Fée disparaît alors avec ses trois enfants pour la célèbre île d’Avallon où elle élève seule et dans le chagrin Mélusine, Mélior et Palestine. Du sommet de l’île elle contemple l’Ecosse et ressasse sa rancœur : ses filles s’en aperçoivent et à l’appel de l’aînée, Mélusine, elles décident de venger leur mère. Devenues expertes en sciences occultes elles enferment par magie leur père au sein d’une montagne. Apprenant le sort funeste d’Elinas, Persine maudit ses trois filles et les chasse d’Avallon, prédisant à Mélusine, seule responsable à ses yeux, un avenir incertain : tous les samedis (jour de sabbat) elle sera changée en femme à queue de serpent, personne ne pouvant la voir durant cette période, et surtout pas un hypothétique époux. Persine prédit également à Mélusine qu’elle sera la source d’une nombreuse descendance noble et célèbre. Mélior quant à elle deviendra la Reine des étoiles filantes, tandis que Palestine sera princesse des cygnes blancs…

Mélusine chassée d’Avallon entre en terre de France, plus précisément en Poitou, et passant de nuit près de la Fontaine de Sée, en forêt de Colombier, se dénude et se baigne à la clarté de l’astre des nuits. Dans les environs, Raimondin, compagnon du Comte de Poitou, galope furieusement, car… Fatalitas… Il a occis son oncle Aimeri lors d’un accident de chasse. L’histoire se répète, rencontrant Mélusine, il tombe en amour et oublie ses tourments, la Fée lui promettant la félicité à condition de ne jamais chercher à la rencontrer le samedi. Raimondin, pardonné pour la mort d’Aimeri obtient le fief de Lusignan (nom qui deviendra fort célèbre), épouse Mélusine dans une chapelle construite dans la nuit par cette dernière. La Serpente Fée donne alors tout son art à la construction : abbayes, églises, châteaux, aidée en cela par le Petit Peuple des Lutins, Farfadets et autres Korrigans. Ainsi sortent de terre grâce à la Fée Architecte, Tiffauges, Talmont, Parthenay, Vouvant, les tours de la Rochelle et de Niort et tant et tant d’autres. Il ne faut surtout pas déranger la Fée dans son œuvre, sinon le travail sera inachevé, ainsi il manque la dernière pierre de la flèche de l’église de Parthenay.

De son union avec Raimondin elle aura dix fils, bizarres, bizarres, l’un a une griffe de lion, l’autre une grande dent, un gros nez, les yeux pers, voire une peau de serpent comme sa mère. Fatalitas, l’histoire se répétant et la jalousie aidant, Raimondin conseillé par son frère le Comte de Forez craignant une tromperie surprend un samedi Mélusine en Serpente Fée au bain, cette dernière lance alors un cri déchirant et s’envole par la fenêtre, disparaissant et quittant Raimondin pour toujours… Raimondin fou de douleur se fait ermite au Monastère de Montserrat, tandis que la fée, mère avant tout revient en cachette s’occuper des ses dix enfants, lesquels deviendront les ancêtres de lignées fabuleuses.

L’on dit qu’elle est toujours présente, veillant sur son petit monde, et qu’elle apparaît lorsque l’un de ses héritiers est proche du trépas ou lorsque l’une de ses constructions doit quitter le legs familial. On la nommera alors la Mère Lusigne (mère des Lusignan, l’un d’entre eux deviendra un jour Roi de Jérusalem, mais ceci est une autre histoire)


Emue de l'attention encore plus que des mots,
elle avait écouté la légende que lui offrait Maître Askavian qui avec pudeur
avait répondu à son appel.

Lui aussi semblait connaître cette île où il est si difficile d'accoster.

- Croyez-vous Maître Askavian, que j'arriverai à atteindre Tir Nan Og
?


Le monde mystérieux des fées, des gens du petit peuple que seuls certains humains peuvent connaître. Terre très rude, parfois inhospitalière et stérile, où seuls les cailloux prospèrent et forment des murets dans les champs désolés. une terrible famine poussa des milliers d’Humains à aller voir ailleurs. Parallèlement aux humains, les elfes et les fées furent contraints eux aussi de quitter leur terre et un monde où l’on ne pouvait plus croire en eux. C’est ainsi qu’ils arrivèrent à Tir Nan Og, le nouveau pays des fées dont les entrées se situent à ..., et se scindèrent en plusieurs factions rivales après avoir fait des choix différents. Ils se cachent et ne veulent en aucun cas révéler leur existence aux hommes …

es ce de ce Tir Nan Og que vous parler dame ?

et bien le chemin qui existe encore est fort long et si l'on veux pouvoir y acoster il faut trouver des ames qui croient encore aux fées je craint que sans cela il ne disparaisse pour toujours... plus le temps passe et plus il s'eloigne et plus il est dangereux de le rechercher
au risque de ce perdre...


- Au risque de me perdre Maître Aska, au risque de me perdre
je ne puis renoncer à mon rêve... Je chercherai Tir Nan Og.


Mais il en est une autre Maître, où tous les hommes accostent et qui porte ce nom.
Un jour moi aussi je vous conterai cette histoire.
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MessageSujet: Re: Ici perdure la légende   Sam 2 Mai - 20:47

Devant la cheminée une pauvre grand-mère,
Rêve les yeux fermés sur la vie de naguère.
Sur son châle de laine, vieilli par la poussière
Le temps marque la peine d'être de trop sur terre.

Dans ses yeux fatigués, étincelle un diamant,
Un diamant de pitié pour ceux qui ont vingt ans.
Ses mains dans un sursaut vont ranimer le feu,
On n'a jamais trop chaud lorsque l'on vit trop vieux.

Le silence en son coeur pour ultime torture
La vieille n'a plus peur des bruits sous la toiture
Le chapelet de bois entre ses doigts jaunis
Sait que Dieu ne dit pas où s'arrête la vie.

Devant la cheminée une pauvre grand-mère,
Pleure les yeux fermés sur sa vie de naguère
Sur les vitres gelées vient sangloter le vent
Le jour baisse les yeux, vient Mamie, il est temps.


In memoriam, OB 1920-2008
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